Traditionnellement la taille des rosiers se fait en février – mars pour les remontants. Au Rivau, pour le plus grand plaisir des visiteurs, nous taillons aussi les pousses stériles, celles qui n’ont pas de bourgeons terminaux fin mai ou début juin. Très souvent ces rameaux grêles et dépourvus de boutons floraux résultent des effets du gel tardif ou d’une taille inappropriée et altèrent la beauté des grimpants et des sarmenteux. Les rosiers lianes sont au maximum de leur éclat lorqu’ils sont bien conduits, bien disciplinés, comme nous le faisons au Rivau et __ces pousses stériles, pendouillantes dissimulent en outre les inflorescences des rameaux fleuris. __ Dès la défloraison des rosiers remontants, nous taillons à une feuille bien formée sous la rose pour favoriser la remontée . Plus tard, après la remontée, nous referons une toilette à nos rosiers en retaillant à 3 ou 4 feuilles les rameaux défleuris pour encourager les ramifications. Chez les hybrides de moschata de l’allée des senteurs, nous éliminons les grappes fanées afin que les nouvelles inflorescences donnent l’impression de voleter au-dessus de la masse du feuillage. Quant aux grimpants et lianes, dès la défloraison, nous supprimons les plus vieilles branches sauf si ces rosiers produisent des cynorhodons décoratifs comme ‘Château du Rivau’ ou ‘Meg’. Quant aux galliques, grâce aux généreux conseils de notre ami Gérard Heubrecq, nous les taillons au taille-haie dès juillet et ce en forme de dôme pour arriver à les domestiquer, faisant en sorte qu’ils offrent leurs floraisons sous la ligne des yeux. Michael Marriott, lui, nous conseille de rabattre la végétation des roses anglaises d’un ou deux tiers selon la taille des rosiers que l’on souhaite obtenir.